Comment cultiver une créativité authentique ?

Le chien de Mantes-la-Jolie contemplant le ciel

Pendant cette semaine, tout en cherchant l’efficacité dans mon entraînement de designer graphiste, tout en me focalisant sur la maîtrise de plus en plus approfondie des logiciels graphiques (Photoshop et Illustrator), j’avais besoin de prendre quelques bols de créativité libre et authentique. J’avais besoin de sortir des codes “du bon étudiant”, de changer d’outils, d’arrêter de me «  nourrir » exclusivement des « tendances à la mode », d’arrêter d’imiter les autres (même s’il s’agit des plus grands , des plus compétents, des plus reconnus dans le domaine de mes études…). Pour quelques instants j’avais tout simplement besoin d’être moi-même et de vivre ma créativité de l’intérieur sans chercher la performance.

Créativité et authenticité

Le chien de Mantes-la-Jolie en pleine réflexion.

Vous vous posez peut-être la question : pourquoi parler de créativité authentique ?

Toute démarche créative n’est-elle pas authentique ?

Malheureusement, non !

La créativité n’est qu’une aptitude de l’être humain à créer, à produire des idées neuves, à réorganiser, à combiner, à faire des liens selon certains critères… Et le fondement indispensable à la créativité, c’est l’imagination. Ces deux outils formidables de l’être humain (l’imagination et la créativité) peuvent engendrer nos pires cauchemars, comme nos meilleurs rêves.

Ce n’est pas par hasard qu’on appelle parfois l’imagination «  la folle du logis ». Elle vagabonde, elle se nourrit de tout ce que nos sens perçoivent et si on n’apprend pas à l’apprivoiser et à la diriger consciemment, elle crée avec ce qu’elle a sous la main. Avant de se manifester, tous les chefs-d’oeuvres de l’humanité, de même que toutes les atrocités, ont d’abord existé dans l’imagination de quelqu’un.

Je vois certaines tendances artistiques actuelles (visuelles, musicales, cinématographiques…) qui expriment tant de débauche, de laideur, de violence, ou qui mettent en scène les pires perversions de l’esprit humain. Beaucoup de gens s’en nourrissent, éprouvant un certain plaisir. Je constate aussi à quel point ces générateurs d’émotions fortes sont un “appât” pour les jeunes générations.

Et quand j’entends, “mais ce n’est rien”, “ce n’est pas réel”, “c’est seulement de l’imagination”, je me dis: “Quelle ignorance !”

Soleil et lampadaire

L’être humain se croit facilement victime de son destin, d’un bourreau, ou de circonstances extérieures quand un malheur s’abat sur lui, mais ne réalise toujours pas qu’IL EST LE CRÉATEUR de son destin, de ses pires malheurs, comme de ses plus grandes réussites ou moments de bonheur. L’être humain crée sans cesse, à chaque seconde de sa vie, avec ou sans crayons entre ses mains, avec ou sans matière physique, il crée en sculptant directement dans la substance subtile de sa propre énergie psychique (mentale et émotionnelle). Et s’il continue à sculpter subtilement dans la même direction, un jour cette création subtile gagne en attraction pour la matière et devient inévitablement réalité. Peu importe si cette réalité a été créée consciemment ou inconsciemment.

“Homme, connais-toi toi-même!”, stipule le frontispice du Temple de Delphes. Mais, soyons honnêtes, combien d’entre nous ont appris à l’école, au lycée ou à l’université à se connaître? Combien d’entre nous ont appris, dans ces lieux de savoir et de maîtrise, à maîtriser nos propres facultés créatives dans le sens de la vie que nous souhaitons créer, et non pas dans le sens de l’imitation de certaines tendances de modes, de courants artistiques, de politique d’actualité, ou d’une maîtrise purement intellectuelle, conceptuelle ou technologique… ? Combien d’entre nous ont appris ou, tout simplement, ont eu la permission d’être profondément authentiques et vrais avec eux-mêmes, quitte à passer pour des ridicules ?

Des bols de créativité authentique comme des bols d’air frais

Animée par ces réflexions, j’ai pris cette semaine un peu plus de pauses de créativité authentique qui sont venues pour moi comme des bols d’air frais. Certes, la maîtrise technique de mes outils de travail est indispensable, mais j’avais envie de me laisser porter par mes élans intérieurs et d’exprimer ce qui me tient à cœur avec mes compétences techniques du moment sans recherche de performance.

Le gribouillage à cœur joie

Illustration - joyous doodling in Illustrator

Tout d’abord, je me suis autorisée à gribouiller comme une gamine en utilisant mes nouveaux outils (Photoshop et Illustrator). Quand nous étions enfants, nous ne nous privions pas de gribouiller sur une feuille ou sur un bout de carton, et surtout sur un canapé blanc, un mur ou un meuble clair. Sans aucun doute, ce moyen d’expression spontanée offre beaucoup de joie, alors pourquoi s’en priver.

Voici quelques-uns de mes gribouillages joyeux. Certains diront, peut-être: “c’est de l’art abstrait”… Hm, je n’ai pas cette prétention ! Je dirais plutôt que c’est “une expérience de joie” à travers le gribouillage en couleurs. C’est tout ! Mais c’est déjà beaucoup.

De plus, savez-vous qu’un bon nombre d’homme et de femmes ayant marqué l’histoire de l’humanité (comme Marie Curie, Einstein, Kennedy…), ont été de grands gribouilleurs? Finalement, une activité considérée comme peu sérieuse et enfantine, peut s’avérer facilitatrice pour l’accès à notre intuition, la clarification de nos pensées, l’innovation ou la résolution de problèmes complexes.

La connexion à la nature

Brindille printanière

Certains cours que j’ai suivi cette semaine portait sur la photographie et le traitement de l’image. Ces cours étaient fort intéressants et j’en ai appris beaucoup. Néanmoins, tout en étant fortement reconnaissante à mes formateurs, des gens absolument exceptionnels, je dois avouer que ces cours m’ont grandement fatiguée. Oui, j’ai été fatiguée non pas par le travail exigé, mais par leurs exemples, manquant de variété stylistique et par le choix de leur musique de fond: style techno hypnotique, digne d’un marteau à casser les oreilles de n’importe quel musicien classique.

Après avoir regardé pendant des heures des exemples de photos de mannequins de mode, prises en studio, sombres, avec des éclairages sophistiqués, dans des poses de “femmes fatales”, et des manières plus qu’artificielles, et bien, j’ai eu doublement soif de me reconnecter à la nature.

Une balade dans la nature, voici une chose difficile à faire en cette période de confinement, mais j’ai pu quand même m’y approcher, ne serait-ce que partiellement. C’était, donc, mon deuxième bol de créativité authentique de la semaine: prendre quelques photos de la nature qui s’éveille, même dans une ville confinée, en approchant à distance (depuis la rue) les bords de la Seine.

Éveil de la nature

Photographier la nature! Quelle bonheur pour moi ! Elle m’offre son plus splendide décor, sous l’éclairage minimaliste du soleil, mais, oh combien riche, quand il s’allie aux reflets de l’eau et de toutes les matières. Les fleurs, les brindilles, les oiseaux posent pour tous ceux qui veulent les voir. En plus de ça, ils prennent des poses authentiques, naturelles, toujours originales, d’une grâce plus que professionnelle… Et tout cela, GRATUITEMENT!

Arbre fleuri au printemps

Quel que soit votre domaine d’activité, si vous êtes à la recherche d’une créativité authentique, n’oubliez pas de vous reconnecter à la nature. Faites-le à votre façon, à travers des balades, des heures de peinture ou de photos en pleine nature, du jardinage, de la méditation ou des jeux…, peu importe.

Il n’y a pas de plus grand maître d’art et de créativité authentique que la nature ! Et c’est un Maître ( ou un Coach – pour parler moderne) qui est toujours disponible et gratuit !

Un bain de musique

Clavier de piano

Après les heures de techno que j’ai dû endurer afin de suivre les cours vidéo d’un de mes formateurs (impossible de dissocier et de couper la musique de fond, du son de sa voix), j’avais besoin d’un bain de sons plus harmonieux pour mes oreilles et pour mon cerveau.

Je me suis alors raccrochée au jeu d’improvisation musicale que nous avons initié la semaine dernière avec mon mari. Me replonger dans un univers sonore non pas digital, mais acoustique, non pas hypnotique, mais mélodique et harmonique, m’a fait le plus grand bien et m’a permis de me reconnecter à celle qui Je Suis.

Cette semaine le mot sur lequel nous avons décidé de nous envoyer des messages musicaux était “Love” (“Amour”). Et de ce mot, une nouvelle vidéo musicale vient de naître en cette fin de semaine, dont nous avons donné le titre “May Love Touch You”. Voici le lien, si vous souhaitez la découvrir:

Pour stimuler votre créativité authentique entourez-vous d’un univers sonore et visuel qui vous correspond, vous fait vibrer, vous donne des ailes.

Pour moi cet univers sonore et visuel correspond à la nature, à la musique, riche en mélodies et en harmonies, à la poésie. Et c’est la direction que je veux donner à mes créations artistiques et à mon enseignement. Peu importe les critiques de “naïveté” ou de “bisounours” que je dois essuyer. Peu importe la mode et les tendances “sombres”, de “femme fatales”, de “têtes de crâne”, ou de “marteaux hypnotiques”… Ceci n’est pas mon domaine, même si ce dernier peut être tout autant un terrain de créativité.

Je crois profondément que dans la nature et dans ses infinies richesses et beautés de toutes les couleurs, il y a une force énorme et des vérités non encore révélées. Alors, j’aspire qu’elle soit au cœur de mes créations et de mon enseignement artistique.

Belle journée pleine de créativité authentique

Stella

Comment se mettre en chemin sur un projet créatif

Passerelle en bois dans la forêt canadienne se perdant dans l’horizon

Comment transformer nos idées en créations fidèles à nos intentions et aux messages que nous voulons transmettre ? Comment se mettre en chemin quand on n’a qu’une idée vague de ce qu’on veut concrètement créer ? Comment démarrer ce parcours alchimique de l’idée à la création ?

Un petit partage personnel

Parfois, la vie apporte des réponses à nos questions de façons complètement inattendue. Elle nous ouvre des opportunités et nous fait réfléchir à travers tout ce que nous vivons.

Pendant cette période de confinement lié au Coronavirus, mon mari et moi, nous nous trouvons séparés, l’un en France, l’autre au Canada. Pour réduire notre frustration de cette séparation, nous avons eu l’idée de faire un jeu. Ce jeu, qui s’inscrit parfaitement dans notre démarche de “s’élever par l’art”, nous permet de passer plus de temps ensemble (sur Skype) à travers une démarche créative et à jouir plus pleinement de notre relation, même à distance.

Voici les règles de notre jeu:

Nous convenons d’un mot et chacun de nous doit improviser ou composer une musique, inspirée de ce mot. Nous enregistrerons nos improvisations et nous nous les enverrons par e-mail. Et pourquoi pas, réaliser quelques vidéos sur nos enregistrements musicaux préférés et les mots qui nous ont le plus inspirés, en utilisant exclusivement nos photographies ou créations graphiques ?

(Pour ceux qui ne connaissent pas mon mari – Martin Anderle, je vous le présente rapidement. Vous pouvez aussi visiter son website martinanderle.net. Martin est pianiste, organiste, compositeur et chef de chœur. Bref, il est musicien à 300 %. Il enseigne le piano et l’harmonie au Guelph School of Music, Ontario et travaille comme directeur musical au sein de Knox Presbyterian Church à Saint Thomas, Ontario, Canada )

J’avoue que je brûlais d’impatience pour découvrir comment mon mari allait illustrer musicalement notre premier mot commun “Douceur”.

  • Ressentait-il la “douceur” comme moi je la ressentais ?
  • Avait-il le même concept de la “douceur” ?
  • Allait-il utiliser des harmonies similaires, des rythmes ou des moyens d’expression musicale similaires au miens ?
  • … ?
    A travers notre jeu musical et artistique, j’avais l’impression d’avoir l’opportunité de découvrir et de redécouvrir mon mari encore plus en profondeur et en subtilité.

Si vous voulez découvrir les résultats créatifs de notre semaine de jeu autour du mot «DOUCEUR», je partage avec vous, à la fin de cet article, mon improvisation au piano ( un enregistrement audio non professionnel, avec les moyens de bord), ainsi que l’improvisation de Martin (enregistrement très professionnel), qui a finalement donné lieu à une vidéo. Je vous joints aussi le lien YouTube de cette dernière.

Le jeu comme point de départ

Le jeu est un excellent point de départ pour faire évoluer nos idées, les approfondir, les affiner, les questionner sous tous les angles. Le jeu sollicite notre créativité sans trop d’enjeux (puisque l’espace du jeu est un cadre protégé, où on peut oser, on peut échouer, on peut se tromper, explorer, tester…), afin de faire des choix plus conscients par la suite.

En attendant ma publication d’un article spécifique à ce sujet, voici 3 propositions de jeux simples et amusants pour se mettre en route de façon créative sur ce chemin qui nous sépare nos idées de notre création finale.

Le jeu de “remue-méninges” ou “tempête d’idées” (“brainstorming”)

Ecrivez votre mot ou votre question de départ au centre d’une grande feuille. Puis, remplissez la feuille avec le plus grand nombre d’idées qui vous passent par la tête, même les plus farfelues, les plus bêtes, les plus absurdes et fantaisistes… Suspendez toute forme de critique ou de jugement. Enfin, effectuez des associations d’idées, reformulez certains, classez-les, hiérarchisez-les.

Le jeu des histoires insolites.

Donnez-vous un temps limite: 15 minutes ou 30 minutes. En partant de votre mot, concept ou question de départ, écrivez le plus grand nombre d’histoires imaginaires très courtes. Chaque histoire doit être racontée en 3 phrases maximum.

Jeu “Si j’étais…”

Définissez une sollicitation de départ: un mot, un concept, une question ou une problématique. Puis, imaginez quelles auraient été vos réponses ou idées à la sollicitation de départ, si vous étiez des personnages différents (Einstein, Picasso, Gandhi, un enfant, un vieillard, un oiseau, une montagne…)

Des points d’appui

Stella en équilibre sur une branche sèche au bord du lac Huron

Pour élaborer son design, le graphiste (tout comme un compositeur) va s’appuyer essentiellement sur le brief créatif de son client en répondant à 3 grandes questions :

Qui est le commanditaire ? 

  • Si nous sommes des créateurs indépendants: qui sommes-nous, quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ?
  • Si nous créons pour un client: quelle marque, avec quelles valeurs et quel positionnement (de quelle façon cette marque veut-elle se différencier des autres), avec une charte graphique existante ou à concevoir…

A qui le visuel sera-t-il destiné ?

  • enfants, adolescents, adultes,
  • une branche professionnelle,
  • une association spécifique,
  • le grand public … 

Quel est le message à passer ?

  • humoristique,
  • sérieux,
  • zen,
  • professionnel,
  • moderne,
  • d’engagement,
  • de sensibilisation 

A chaque art sa grammaire

La création graphique, tout comme la composition musicale ou l’expression verbale, a sa propre grammaire et son propre vocabulaire. On ne peut pas se passer de la maîtrise des outils et des techniques pour réaliser le projet que nous avons en tête.

La grammaire du design graphique repose sur le plan (ou la grille) de mise en page, tout comme la composition d’un morceau de musique repose sur le plan de la forme qu’on souhaite lui donner (une forme couplet-refrain (ou rondo), une forme ABA, une forme sonate, ou une forme libre…)

Quant au vocabulaire du graphiste, il est constitué de typographies, de couleurs et d’images. De même que le vocabulaire du musicien est constitué de rythmes, de mélodies, d’harmonies et de nuances. Ces derniers s’agenceront dans des compositions originales afin de transmettre un message, une émotion, faire émerger un style, ou créer une expérience particulière pour le public.

La suite de notre parcours créatif dépendra grandement de la maîtrise de nos outils de travail (techniques spécifiques, instruments, logiciels…). C’est la raison pour laquelle il me semble indispensable de se former continuellement quel que soit notre domaine artistique; d’explorer et de s’approprier de nouvelles techniques, quelquefois d’innover, mais toujours en restant authentiques et fidèles à nos valeurs.

En guise de conclusion, voici nos créations musicales de la semaine – des mises en chemin vers la réalisation de nos idéaux.

Le design graphique – un art omniprésent

Amas d’objet portant un design graphique

Quelle semaine! Il n’était pas si facile à me concentrer sur mes apprentissages et expérimentations graphiques, entre l’attitude et les messages angoissants des médias et les questionnements fort pertinents de beaucoup de gens.

Comme à la recherche d’une bouée de secours, je me suis raccrochée à mes pratiques de méditation et d’affirmations positives. Au bout de 30 minutes de méditation et quelques affirmations, j’avais le ressenti d’un apaisement profond. Avec cet apaisement est venue aussi la sensation subtile de revivre de l’intérieur. Mon mental était beaucoup plus calme et, de nouveau, réceptif au travail intellectuel et créatif. Bon, je ne vous cache pas que j’ai dû renouveler l’exercice plusieurs fois par jour.

Ma méditation magique

Je connais plusieurs méditations dont j’ai eu l’occasion de ressentir les bienfaits, mais il y en a une que j’appelle «  ma méditation magique ». Pourquoi magique ? Parce que ses effets sont les plus tangibles pour moi, à court et à long terme. C’est une méditation que je pratique déjà depuis une dizaine d’année. Bref, c’est ma valeur assurée. Elle est tirée du livre «  Unveiled mysteries » de Godfré Ray King, chapitre 1, lorsque le personnage principal – Godfré – la reçoit du Maître Saint Germain. Son texte original est en anglais. Afin de vous la transmettre intacte de toute interprétation et du filtre de ma « traduction personnelle», je préfère la partager avec vous dans sa langue d’origine.

Méditation donnée par Saint Germain à Godfré Ray King

« The first step to the control of yourself is the stilling of the all outer activity of both mind and body. Fifteen to thirty minutes at night before retiring and in the morning before beginning the day’s work, using the following exercise will do wonders for anyone who will make the necessary effort.
For the second step: make certain of being undisturbed, and after becoming very still, picture and feel your body enveloped in a Dazzling White Light. The first five minutes while holding this picture, recognize and feel intensely the connection between the outer self and your Mighty God Within, focusing your attention upon the heart center and visualizing it as a Golden Sun.
The next step is the acknowledgment : «  I now joyously accept the fullness of the Mighty God Presence – the Pure Christ ». Feel the great brilliancy of the Light and intensify It in every cell of your body for at least ten minutes longer.
Then close the meditation by the command: “I AM a Child of the Light – I Love the Light – I serve the Light – I live in the Light – I AM protected, illumined, supplied, sustained by the Light, and I bless the Light.” »

Regarder en conscience autour de soi

Pour rester concentrée et fidèle aux objectifs de travail que je m’étais fixés, j’ai dû renouveler l’exercice de méditation et d’affirmations positives plusieurs fois dans la journée. Tant le moindre email ou information des actualités me mettaient hors de mes pompes, et hors de mes priorités.

Une fois mon esprit de travail retrouvé, je me suis efforcée de regarder en conscience autour de moi. Puis, de repérer la présence de l’art graphique dans mon environnement. Et là, j’ai soudainement réalisé que l’art graphique est, sans doute, un des arts les plus présents de notre quotidien.

Que nous en sommes conscients ou pas, il est partout autour de nous. Journaux, magazines, panneaux publicitaires, affiches culturelles ou de propagande, flyers événementielles, packaging et design de produits de marques, cartes de vœux et de visites, interfaces de sites internet ou d’applications mobiles, toute forme de support de communication avec les masses…, le design graphique est un art que nous consommons au quotidien, avant même d’avoir consommé le contenu dont il se fait la forme.

Un peu d’histoire

Si vous croyez qu’il s’agit d’un phénomène de nos sociétés modernes, détrompez-vous : le graphisme ou « le design graphique » existe depuis la préhistoire. Les évolutions technologiques récentes ne font que multiplier les supports de cet art ancestral, contribuant ainsi à son expansion et à l’ouverture de nouveaux champs d’applications et de recherches (tels que la réalité virtuelle et la réalité augmentée, par exemple).

La Préhistoire

Photographie : Stella Nedelcheva Anderle

Les tout premiers graphistes sont ces hommes de la Préhistoire qui ont dessiné des bisons, des mammouths et autres animaux dans les grottes de Lascaux, de Pech-Mech, de Niaux ou de Chauvet… On a trouvé de telles représentations pariétales un peu partout sur la planète ( aussi bien en France qu’en Australie, Indonésie, Espagne, Argentine…). Quel était leur but ? Probablement, communiquer entre eux ou avec des forces magiques.

L’Antiquité

Photographie de Antonios Ntoumas
Source: Pixabay

Plus tard, pendant l’Antiquité grecque, les artistes se sont saisis d’autres supports pour leurs illustrations graphiques, tels que les vases et les récipients antiques (les cratères, les stamnos…) pour raconter les épopées de leurs héros. On ne peut pas non plus ignorer la langue écrite sumérienne, qui semble être la plus ancienne langue écrite connue.

Le Moyen Âge

Photographie: Stella Nedelcheva Anderle

Pendant le Moyen Âge, ce sont les enluminures qui font découvrir les histoires de la Bible de manière graphique. Les artistes – enlumineurs – « mettent en lumière » les manuscrits en ornant les lettres initiales ou les marges, et en réalisant de petits tableaux graphiques (des miniature). L’héraldique européenne était également un champ d’expression artistique très répandu. On peut la voir comme le design des premiers logos. Mentionnons aussi l’art de la calligraphie, puis l’imprimerie chinoise qui invente la xylographie, utilisant des caractères mobiles en bois vers le VI siècle. Était-ce le début de la typographie ?

La Renaissance

Avec l’invention de l’imprimerie en 1439 par Johannes Gutenberg de nouveaux horizons s’ouvrent pour le design graphique. Il devient facile et relativement peu coûteux de reproduire et d’imprimer des textes et des images à grande échelle. On se rend rapidement compte du potentiel d’instruction, mais aussi d’influence de l’opinion public à travers ce nouveau support visuel.

L’ère industrielle

Source: WikiImages de Pixabay

Les avancées technologiques du 19e siècle permettent le développement de la chromolithographie et ouvrent la possibilité des impressions en couleur. Cela ouvre de nouvelles possibilités d’expression de concepts plus complexes et de connexion émotionnelle avec le public.

Le 20e siècle

Photographie : Brigit Böllinger , Source Pixabay

Au début du 20e siècle (1903) voit jour la première agence publicitaire – Wiener Werkstätte (“L’Atelier Autrichien”) offrant la possibilité pour de nombreux artistes de créer la communication visuelle pour une multitude d’entreprises. Wiener Werkstätte sera le précurseur du célèbre mouvement Bauhaus et du style Art déco qui n’ont fortement marqués les influences mondiales en termes de design.

Toujours au début du 20e siècle, deux grands graphistes affichistes, Cassandre et Savignac vont laisser une empreinte mémorable dans l’histoire du graphisme. Ils marqueront l’époque avec leurs affiches publicitaires ou de films, leurs typographies, leurs recherches de communication à travers le support visuel, à travers la mise en image d’idées complexes.

Le 21e siècle

Image de Prawny, Source Pixabay

Aujourd’hui, nous sommes à l’ère du numérique – une avancée aussi révolutionnaire que l’invention de l’imprimerie à la Renaissance. Elle amène de nouvelles possibilités de communication de masse, de techniques et de styles artistiques, de recherches et de champs d’expression et d’expérimentation. Saurons-nous en tirer sainement profit, de façon à la fois créative, mais aussi responsable et éthique ?

En effet, cette histoire sans fin continue et elle est maintenant entre nos mains.

Exercice « Œil de chat »

Avant d’aller plus loin, je voudrais partager avec vous mon exercice de “regard conscient”.

Portez un regard conscient sur votre environnement. Repérez tous les supports de l’art graphique qui vous entourent (un paquet de gâteaux, une boite de parfum, ou le flacon, joliment décoré de votre crème pour les mains, une revue, un livre, un flyer, une affiche, la couverture de votre agenda, vos cartes de fidélités ou l’interface de votre site web préféré…).

Prenez conscience de ce qui est représenté sur ces supports. Que ressentez-vous au contact conscient avec chacune de ces créations graphiques ? Vous sentez-vous attiré ou repoussé ? Apaisé, stimulé ou perturbé ? Quels sont les messages de votre environnement visuel “inconscient”? Prenez-en conscience. Au besoin, faites le tri.

L’art graphique et son impact sur l’être humain

Amas d’objet portant un design graphique

Les images, les formes et les couleurs qui nous entourent au quotidien, ont-elles une influence sur notre façon de penser, de nous sentir, de prendre des décisions ou d’agir?

Comme tous les arts, le design graphique cherche constamment à interpeller nos sens, mais aussi à communiquer des informations, des messages, des émotions. Il peut aussi répondre à certains de nos besoins intellectuels, émotionnels et d’expériences.

Posons-nous quelques questions:

Quel est notre rapport personnel à cette forme d’art appliqué à la communication ? En sommes-nous constamment agacés, car perturbés par son côté accrocheur ? Le considérons-nous comme un décor, un bruit de fond inintéressant auquel nous ne prêtons jamais attention ? Faisons-nous parfois des choix conscients favorisant les designs graphiques qui nous plaisent et qui nous apportent une certaine valeur esthétique et de confort en termes d’usage de leurs produits associés ? Quels sont les produits ou les services pour lesquels nous accordons une grande importance au design graphique qui les accompagne ?

Partage d’une expérience personnelle:

Pour ma part j’ai longtemps entretenu un rapport complètement inconscient avec le design graphique, ignorant son langage, lui accordant une très faible importance et le réduisant à sa fonction publicitaire. Puis, il y a eu un déclic dans ma vie, en regardant une très belle publicité d’un producteur d’huile d’olive dans le sud de la France. Cette publicité véhiculait si parfaitement l’amour et le soin pris de ce producteur dans la fabrication de son huile, que cela ne m’aurait pas dérangé de la revoir encore et encore. C’était un petit bijou artistique qui élevait ma conscience, jusque dans mon usage quotidien de l’huile de l’olive versée en assaisonnement pour ma salade ou sur mes pâtes. J’avais l’impression d’y verser un élixir d’amour, préparé avec beaucoup de soins.

Cette expérience m’a beaucoup aidé de prendre conscience sur mes propres attentes, exigences et goûts concernant l’art graphique et son usage en termes de communication.

Quelles sont les informations véhiculées par un design graphique ?

Un objet graphique publique (une affiche, une revue, un site web, un logo…) a-t-il quelque chose à nous dire ?

Si les images graphiques ont une certaine influence subtile sur nous, sur nos perceptions, nos pensées et nos émotions, vous auriez certainement envie de conscientiser plus ce rapport à l’image.

Quelles sont les informations qu’un design graphique véhicule.

  1. Tout d’abord, un bon design graphique véhicule un certain nombre d’informations sur la marque et l’entité derrière cette marque (personne physique, association, entreprise…). Normalement, il cherche à refléter ses valeurs et son identité.
  2. Tout design graphique cherche à passer un message concret, à communiquer une idée, à informer ou à valoriser un produit.
  3. Très souvent, une création graphique cherche à générer une émotion
  4. Dans certains cas, les designs graphiques cherchent également à créer une expérience chez l’utilisateur (c’est le cas des designs d’applications, de réalité virtuelle ou de réalité augmentée)

Le design graphique est un art transversal. Il est constamment en lien avec d’autres champs de la vie. La pochette d’un album CD est en lien avec la musique, la couverture d’un livre avec la littérature, l’affiche pour un théâtre avec l’art de la scène, le paquet de gâteaux avec l’art culinaire… Un design graphique peut parfois véhiculer des messages subtils, mais il a toujours un rapport avec le contenu dont il sert de médiateur.

Voici les questions et les réflexions qui ont animées ma semaine, en parallèle de mes explorations techniques des logiciels Photoshop et Illustrator, et de mes premières créations. Je partagerais ces dernières avec vous dans un second article qui paraîtra plus tard dans la journée.

Portez-vous bien! Prenez soins de vous! Et soyez créatifs et conscients à la fois!

Stella

L’apprentissage artistique – un levier de développement personnel

Au musée d’Orsay

Ma grande question

Stella avec sa harpe celtique - Silhouette

Voici une question qui trotte dans ma tête depuis un bon moment : comment devenir un professionnel dans un domaine artistique tout en utilisant le processus d’apprentissage artistique comme un levier de développement personnel, voire spirituel ?

Le développement personnel est une démarche que nous entreprenons afin de nous améliorer ou d’améliorer un ou plusieurs aspects de notre vie : santé, finances, relations, famille, accomplissement professionnel…

En même temps, toute démarche authentique de développement personnel sous-entend aussi une démarche de développement spirituel, car nous sommes bien plus qu’un corps matériel. L’esprit possède des puissances et des capacités énormes qui sont à notre disposition, si nous apprenons à les reconnaître et à nous en servir.

Ma grande nouvelle

Aujourd’hui, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer.

J’ai décidé de me lancer dans un nouvel apprentissage artistique stimulant et exigent tout en ayant comme fil conducteur de mon parcours l’intention d’en faire une aventure de développement personnel et spirituel conscient. J’ai choisi pour cela un domaine dans lequel je suis néophyte, mais qui me passionne tout autant que la musique, la photographie et le dessin. Il s’agit du design graphique

Quelques précautions à prendre

Tabouret renversé sur un fond d'un tas de bois

Combien de gens se sont sentis renversés dans leurs idéaux et intentions de départ? Combien de fois on a l’impression que le monde tourne à l’envers et cherche à nous entraîner dans cette course à contre-sens?

Il arrive si souvent que nous nous engagions dans un apprentissage avec beaucoup de passion et des idéaux, mais progressivement nous sentons que la vie nous détourne de ces idéaux pour nous conduire vers une existence et un exercice professionnel très prosaïques, et un cercle vicieux de « metro – boulot – dodo ». À la fin, nous avons, certes, une qualification, un diplôme, des compétences, un métier, parfois même un salaire tout à fait satisfaisant, mais nous avons l’impression d’avoir perdu l’alignement profond avec nous-mêmes, avec notre flamme ou avec ce qui est réellement essentiel pour nous. Et voilà que le métier que nous exerçons ne nous satisfait plus, il nous entraîne dans une direction qui n’est pas celle que nous avions souhaitée, un style de vie qui ne correspond pas à nos rêves.

Les statistiques

Des statistiques montrent que plus de la moitié des gens ayant obtenus un diplôme ou une qualification professionnelle changent de métier dans les 5 années ayant suivies l’obtention de leur titre diplômant et cherchent à se réorienter. Et plus de 80 % de ceux qui persévèrent dans leur voie de départ (celle pour laquelle ils ont obtenus toutes les qualifications nécessaires, ou ont grimpé des échelons) ne s’y sentent pas heureux, et encore moins accomplis.

Question fondamentale

Alors, comment éviter ce gouffre qui enterre tant d’existences humaines ?

Comment bâtir un exercice professionnel dans lequel je me sens parfaitement en alignement avec mes ressentis profonds, mes idéaux, mes valeurs, mon besoin d’accomplissement ? Comment construire brique par brique une activité professionnelle à mon image et au service des autres?

Nous nous posons tous ces questions. Elles ne sont de loin pas personnelles. Même si notre cheminement et notre quête peuvent être personnelles et uniques, je crois qu’il y a des clés que nous pouvons partager pour s’entraider et faciliter le chemin d’autres personnes qui ont la même soif, les mêmes aspirations.

Mes clés de départ

Clé N°1: Prendre entièrement en main la responsabilité de ma vie

Ne pas attendre à nos parents, à nos enseignants, au système éducatif, au gouvernement, aux réformes…, de satisfaire à notre besoin d’accomplissement. C’est à nous de tailler notre vie sur mesure pour nous-mêmes. On retrousse les manches et on y va.

J’expérimente, je fais et je refais, je pose un pied devant l’autre, et je deviens pleinement acteur de ma vie.

Clé N°2: Joindre le travail spirituel au travail matériel et intellectuel

La deuxième clé serait de joindre un travail spirituel conscient à tout travail matériel ou intellectuel, à toute démarche d’apprentissage. Je crois que c’est le seul moyen de garder une connexion profonde avec ce qui est réellement important pour nous et d’avoir toujours une claire vision sur les objectifs de notre vie. C’est aussi le seul moyen d’apprendre à écouter et à suivre notre voix intérieure même si elle nous mène en dehors des sentiers battus pour tracer de nouveaux chemin, et qui sais, parfois même des autoroutes. 

La soif d’accomplissement, de sens et de plénitude dans notre vie professionnelle est, en réalité, une soif spirituelle. Elle ne peut pas être assouvie par les acquisitions matérielles et intellectuelles, ni par les expériences émotionnelles. La soif spirituelle peut être étanchée seulement dans la connaissance de soi et la connexion avec notre réalité profonde, dépassant notre existence humaine, cette Réalité c’est notre Moi-Supérieur, notre Présence. Elle seule a les clés de notre total accomplissement.

Mon hypothèse et mes engagements – un plan de route

Animée par tout ce questionnement à la fois philosophique et pratique, je me sens habitée par la motivation d’expérimenter ma propre hypothèse

Mon hypothèse

Le travail de développement personnel et spirituel me permettra de devenir une virtuose dans mon domaine, de façon saine, et respectueuse de mes valeurs profondes.

Ce travail sera un véritable engrais pour ma formation et mon évolution artistique. Il stimulera l’expression de mon plein potentiel artistique jusqu’à un point dont je ne connais pas, actuellement, les limites. Ma formation en design graphique et mes recherches artistiques seront, à leur tour, un de mes supports de développement personnel et spirituel, à travers les questions qu’elles soulèveront en moi, et les défis qu’elles me proposeront à relever.

Mon engagement

Pour cela, je reste ouverte à l’introspection, à l’apprentissage tant de l’extérieur que de l’intérieur et au travail assidu.

Je m’engage à poser des questions et à faire des recherches tant à l’extérieur que de l’intérieur. J’ose expérimenter et être créative.

Je m’engage à agir en conscience : poser non seulement des questions, mais aussi des actions dans le sens de mes objectifs.

Mes outils

crayons et stylos sur le plancher

Mes outils matériels et intellectuels

Les outils d’apprentissage du métier de designer graphique sont déjà élaborés par une multitude de formateurs, dans une multitude d’écoles ou de formations en ligne. Pour ma part, j’ai fait le choix de me former avec plusieurs plateformes d’enseignement à distance : Tuto.com ( en suivant la formation complète de Designer graphiste), Udemy, EDAA ( pour le parcours illustration). En parallèle, je poursuis ma formation en Arts Plastiques à l’École des Arts de La Sorbonne. Cette dernière contribue surtout à ma culture générale approfondie dans le domaine des arts, mais son apport en connaissances techniques reste relativement faible, car non focalisé sur cet objectif et peu structuré dans la transmission de ce type de compétences.

Alors, de point de vue formation, je dois simplement suivre un chemin qu’une multitude d’autres personnes ont suivi avant moi pour acquérir la maîtrise technique fondamentale à tout designer graphiste. Les logiciels de la suite Adobe (Photoshop, Illustrator, InDesign…) feront partie de mes outils de base de point de vue matériel, sans pour autant oublier les outils traditionnels: crayons, gomme et feuilles de papier.

Mes outils spirituels

Pour les outils de travail spirituels c’est plus subtil. J’ai décidé d’en faire le choix selon mes ressentis intérieurs et d’élaborer ma propre discipline.

Voici donc, mes outils principaux ( ou du moins ceux de départ, car je ne connais pas encore les découvertes que cette aventure, artistique et spirituelle, me réserve):

  • La médiation quotidienne et les affirmations positives : j’ai choisi une de mes méditations préférées, celle tirée du livre «  Unveiled Mysteries » de Godfrey Ray King (page 11 ) et plusieurs affirmations tirées de livres du même auteur.
  • Les « pages du matin » : pratique inspirée par Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité ». C’est une sorte de journal intime où je peux communiquer par écrit avec mon Être Profond, lui poser toutes mes questions, noter mes réflexions ou tout simplement m’exprimer de façon créative.
  • La liste de gratitude : en y inscrivant au moins 7 choses par jour pour lesquelles je ressens de la gratitude
  • Les bols d’inspiration : livres, d’articles, podcasts, vidéos qui m’inspirent spirituellement et artistiquement

Mes partages

Enfin, je me propose de partager avec vous mon cheminement, mes avancées et mes difficultés, mes questionnements et mes défis, mes créations, mes explorations et mes découvertes.

Vous pouvez me suivre sur les pages de mon blog s-elever-par-l-art.com, ou sur les réseaux sociaux: page Facebook «  S’élever par l’art », Pinterest.

Ma voilà lancée dans une nouvelle aventure, tout en complétant le dernier tiers de mon défi de 365 jours de photographies zen. Hm, le programme s’annonce intense, mais passionnant ! Alors, je me donne comme objectif de publier au moins une fois par semaine un article sur mes expériences de design graphique.

N’hésitez pas à me suivre, à me faire part de vos propres expériences et réflexions, à me poser vos questions…

Bien à vous

Stella